Fin de Congrès sur un quai de train dans la Meuse
91 | 22 novembre 2008Le Congrès du PS qui vient de s’achever (ou plutôt qui aurait du s’achever) sur un troisième vote des militants) s’est terminé pour moi dans des circonstances particulères.
Après le vote de jeudi, la participation au décompte des votes dans les 80 sections, la vérification des proces verbaux et une nuit très courte, vraiment très courte, j’ai pris le train de 6 heures 24 Gare de l’Est pour me rendre à Strasbourg pour me rendre aux “Rencontres Européennes de l’economie sociale”‘, programmées de longue date les 21 et 22 Novembre.
En cours de journée, vu le sentiment que le résultat risquait de se jouer à peu, j’ai décidé de rentrer pour voter
Le TGV partant à 18 heures 16 de Strasbourg devait me conduire Gare de l’Est à 20 heures 30 et donc me permettre d’être à Evry avant 22 heures.
Quand une panne de motrice a pertubé ces plans. Arrêt en pleine voie, rédemarrage sur la motrice de secours à vitesse réduite jusquà la gare de Meuse TGV puis attente qu’un nouveau TGV vienne nous chercher sur un quai froid et pluvieux,
A 22 heures, les bureaux de vote ferment, et je suis toujours sur ce quai lugubre d’une gare en pleins champs. La SNCF ne m’aura pas permis d’exprimer mon vote.
Quand j’apprends ce matin que 42 voix semblent séparer les deux candidates, je mesure l’importance de tels aléas dans un vote au résultat si serré. Même si il est probable que les aléas sont statistiquement également répartis, je ne peux que regretter de n’avoir pas été en mesure de voter lors de ce deuxième tour et me demande quel dédommagement je vais demander à la SNCF en compensation de ce préjudice porté à ma contribution à la démocratie de mon parti.
Mais sur le fond, mon regret le plus grand est de n’avoir pas réussi à faire que ce Congrès entende le message que j’avais porté à son début, en relayant le point de vue de Pierre Moscovici, la nécessité d’éviter qu’il ne devienne le choc de présidentiables. Car nul ne peut croire que nous nous sommes mis en position favorable à travers cette conduite de la démarche du Congrès. L’avenir s’annonce difficile
Michel ABHERVE


